Muma

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L'homme qui marche & arbres
Galerie de l'Univers, Lausanne
septembre 2013

 

MUMA - Et pourtant il neige

 
MUMA - L'homme qui marche

MUMA - L'homme qui marche (vertical)

MUMA - L'homme petit qui marche

 

MUMA - Robinson postmoderne avec son freitag

 

MUMA - Sils Maria (grand)

Figurative et philosophique : ce sont là les deux premiers adjectifs qui viennent à l’esprit pour qualifier la peinture de Muma. Car si l’artiste nous offre une représentation du monde et de ses éléments tangibles, tels qu’ils apparaissent aux sens, il nous propose aussi, plus ou moins explicitement, une réflexion sur la place de l’homme contemporain dans le cosmos, et sur le passage du temps.

 

Est-ce à dire qu’il s’agit d’une peinture conceptuelle? Rien de tel. C’est dans la tension entre deux pôles qui interagissent et se complètent que les interrogations de Muma prennent forme. D’un côté, l’immédiateté d’un regard, un rapport direct aux choses, en premier lieu à la nature ; une pulsion que traduisent aussi bien la rapidité du trait que d’autres traces, taches et éclats, repérables sur nombre de toiles, notamment dans la série des « Arbres ».
Le peintre saisit ses sujets à bras-le-corps et, en fixant les impressions nées en lui à la vue des oliviers et de la nuit, nous donne accès à la dimension mystérieuse et immémorielle du spectacle du monde. D’un autre côté, cette vision subjective est mise en perspective, en puisant à la réminiscence et à la référence : dans la série « L’homme qui marche », dont le titre déjà fait allusion à Giacometti, la révélation d’un lieu – le plateau magique entre l’Engadine et le val Bregaglia – s’accompagne du surgissement de figures et d’œuvres tutélaires liées à cet espace géographique.  
Convoqués sur le mode du dialogue ou de l’interférence, Giacometti, Nietzsche ou Walser se profilent en parrains d’un questionnement métaphysique mainte fois repris, suivant un lent mouvement de sédimentation souvent scandé, en marge des tableaux, par des notations chronologiques. L’homme – lui, vous, moi – est en marche, mais vers quel but ? Où se dirigent les pas de l’individu de ce début du XXIe siècle, toujours prêt à se décentrer et à se perdre dans la virtualité ?

Que devient le rapport à la nature, dans cette fuite en avant où l’on s’ingénie à oublier l’ancrage dans l’élémentaire, l’écoulement du temps, l’approche de la fin ? En nous plongeant simultanément dans la nuit charnelle, trouble et colorée de l’oliveraie, et dans le jour blanc et presque immatériel des Grisons enneigés, Muma nous met sous les yeux un memento mori. Mais il nous rappelle aussi que c’est à chacun de nous qu’il revient de se poser la question du sens de la marche, et de chercher, si ce n’est de trouver, un chemin orienté.  

Daniel Maggetti

 

  

 

MUMA - L'arbre qui danse

            MUMA - Arbres (grand)     MUMA - branche

 

MUMA - Arbres 1 (moyen)

 

 

MUMA - Arbres 2 (moyen)

 

MUMA - Arbres sur bois

MUMA - Arbres (petite)

 

 

MUMA - Olivier nocturne

 

MUMA - Olivier (grand)

 

 

 

MUMA - Branche olivier

 

MUMA - Olivier

 

Galerie de l'Univers